Coucou ! Ça fait belle lurette que je n’envoie plus rien aux festivals qui payent, alors je vous laisse imaginer pour ceux qui ne payent pas ! (et je n’ai jamais aussi bien travaillé !!) Ultra sollicités, ils n’ont même pas le temps de répondre, et, les pauvres, ils ont de moins en moins de budget, tu comprends…. Jeune, j’avais envie de reconnaissance, surtout avec mes ballons qui heurtent les bonnes habitudes cu culturelles Mais maintenant que je suis aussi un vieux con Plus rien à foutre
Laurent, ce qui nous fout les boules, ce ne sont pas ces petits festivals qui nous sollicitent, ces organisateurs qui montent des évènements avec des bouts de ficelle Mais ces machines subventionnées par la ville, la région, le département, le credit quipicole, qui profitent du bénévolat de certains, Pour payer grassement hotels technique cachets….à d’autres Pendant que tu manges des flageolets en boite et dors dans ton camion, venant à tes frais…
Et donc, Ioana, les arts de la rue peuvent vivre sans les festivals des maquignons de la culture Il y a une autre voie que celle des festivals, théâtres et saisons culturelles A chacun de trouver la sienne
Benoit tontonballons Merco a » rezorue » et à « boite vide » qui m’ont bien fait marrer de bon matin !!
J’adresse donc ma « non candidature » à quartiers libres Et je me dis que cela pourrait etre rigolo si des centaines d’artistes faisaient de même avec châlon, Aurillac, Sotteville…
De :
[mailto:
] De la part de ioana arrufat
On le sait
IOANA ioana Arrufat / 5, traverse port de bouc / 13016 Marseille "Vous n'avez rien si vous n'avez pas les histoires" , Leslie M. Silko.
De : laurent driss <
>
Oui, c'est facile de cracher sur des gens qui essayent de faire vivre quelque chose.
Croyez-vous que ces gens que je ne connais pas mais que j'imagine plein de bonne volonté (pour organiser des festivals, faut quand même en vouloir, aller chercher du pognon, frapper aux portes, organiser, c'est pas une mince affaire..) ne cherchent qu'à exploiter gratuitement le travail d'autrui ?
Pour moi cette volonté de faire exister un évènement qui réunisse les gens mérite le respect. Il me semble que c'est l'essence même du métier. Tenter de donner à la vie de la cité une couleur un peu utopique, dans laquelle les gens s'aiment, sont contents de se rendre au spectacle, de vivre quelque chose dans un ensemble artificiel, certes, mais dans lequel on se retrouve quand même.
Alors ouvrir cette fête à ceux qui voudraient venir rôder leur spectacle, car un spectacle de rue se travaille souvent avec le public et il n'est pas rare que les marques soient prises seulement au bout de la 20°... C'est du gagnant-gagnant : Je viens bosser mon show, et toi ça te fait des chiffres séduisants pour aller trouver de l'argent pour la session prochaine. Et peut-être ainsi ton festival pourra prendre de l'ampleur et l'an prochain tu pourras peut-être inviter une compagnie en plus.
Ne pensez-vous pas que nous sommes un peu tous dans le même bateau ? Le fait de tirer sur ceux de bâbord quand tu es à tribord ne fait pas nécessairement avancer le bateau plus vite.
Je suis désolé mais ça m'agace un peu cette position de l'artiste (la plupart du temps payé par l'interprofessionnelle) qui a la nécéssité de se faire payer pour trouver sa légitimité. Y'a quelque chose qui ressemble à de l'arrogance. Un peu trop humain comme dirait Nietzsche pour qui se targue de cultiver la nature humaine.
Parce que voyez-vous, chers messieurs dames indignés par cette annonce de bonne foi, eux aussi ils font le même métier que vous, aussi ils se battent pour faire exister autre chose que les fonds de pension, et pour réveiller le sentiment d'une société.
Là, vous vous trompez de combat.
Ps pour tes dents, tu peux aller à l'école d'orthodontie, ils te soignent gratos (parce que là aussi ils sont en train de rôder leurs gestes)
Allez bonne route à vous tous
Le 29 janvier 2013 17:34, < > a écrit : Bien vu ! ;-) Le concours des Off continue donc ! Marie
Contact diffusion et production pour les compagnies Chaise à porteurs/ Popol/ Mine de rien (France)/ Colette Gomette / Ratatouille Théâtre/ Cie du Hoquet /Noah/ ULIK/ Racont'Art
+33 620 654 643
|
Archives gérées par MHonArc 2.6.19+.