.............!§ùkl jkmk alut c’estt jen
michell grotabussiatt .....le cousin
qui passse souvent:!:::kant ill ya pa mes pottess
du theate group au burau....
et s justemen y sont alé hier a dijon ,,,,,,,,, a
la fette de quartié des la fontaine douche...... et du cou ...même si je
sai pas ki c’est cui la, y joue des spectakle ou y chante ??? .... je voi
que frak alimiii est pas mor de f faim en fait !! il avai meme la frite yy
parait.... il étai content de sesprimer en miliitan et fair sson
spectak avecc le maire ,,,,,,,enfin lancien maire,
;;;;;;;;;;;;;;;mai apres fau pas se pleindre si y pu de maire ou de minnistre
qui veux venir voir des festival si y see fon emerdé tou le
temp et meme moi si je soutien les artiste qui son intermitent
je sai pa si cétait bien finau dan le fon hein.........;;;;;
.................. mmerde yy s’arrive ceu duuthaatre
grouppp;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;; fjemlkijâipjù,mLM
From: Franck Halimi
Sent: Sunday, May 18, 2014 10:52 AM
To: Liste Rue
Subject: [rue] Rencontre avec Rebsamen à Dijon le 17
mai
Salut, c'est Franck de
Bourgogne.
Avec une trentaine d'interluttants, ce
samedi 17 mai, jour de grève nationale, nous nous rendîmes dans le quartier de
la Fontaine d'Ouche, à Dijon.
En effet, s'y déroulait la traditionnelle parade
métisse clôturant le festival "Jours de fête à Fontaine d'Ouche".
Mélange de fête de quartier et de
prestations spectaculaires sur laquelle une cinquantaine de collègues
oeuvraient, nous avions décidé collectivement de ne pas perturber cette fête
populaire, résultat d'un travail conséquent durant l'année et point d'orgue au
cours duquel les enfants sont heureux de défiler sous les yeux de leurs parents
émus.
Sauf qu'il n'y avait pas que des parents ou des
badauds lambda qui assistaient à la parade des ces charmantes têtes blondes,
brunes, vertes,... aux couleurs de l'arc-en-ciel.
En effet, le député Laurent
Grandguillaume, membre du Comité de Suivi en était
(me confirmant qu'il avait
bel et bien signé une lettre à Rebsamen allant dans le sens de nos
revendications et que ce n'était pas sans lui poser un certain nombre de
problèmes, mais qu'il en assumait tout à fait les
conséquences).
Puis, quelques mètres plus loin,
entouré de 3 gardes du corps se tenant à proximité, un certain ministre de la
République qui nous pose question à l'heure actuelle : oui, Mesdames et
Mesdames, j'ai nommé Rebsamen himself.
Nous nous sommes donc dirigés vers
lui, lui s'approchant également de moi et me demandant comment je me
portais.
Je lui répondis que j'irais mieux s'il
se décidait à aller dans le bon sens.
Les copains se postèrent alors derrière
lui et son cortège avec leurs pancartes aux slogans parfois acides (l'affiche
"Rebsamen, Wanted", "Rebsamen m'a tuer", 1 jour chômé = 1 jour
indemnisé",...), pendant que lui et moi devisions (d'une façon que je
qualifierais de "sèche") : cette conversation dura une quinzaine de
minutes.
Je lui appris que Sam Churin et Denis Gravouil sortaient de
rendez-vous à Cannes avec Filipetti (Sam m'en avait fait un compte-rendu
téléphonique quelques minutes auparavant).
Rebsamen me répondit alors que
c'était facile pour Filipetti de se défausser de la chose et qu'elle n'en
pouvait mais, qu'elle pouvait bien avoir peur, et qu'elle avait peur de tout :
bref, bien énervé contre sa collègue, Mister Chômage.
Par ailleurs, il me
tint la jambe (mais, tu vas me lâcher, oui ?...) sur les syndicats :
"ce n'est pas moi que vous devriez venir emmerder (oui, on se parle comme ça,
lui et moi...), mais les syndicats signataires, car eux ont signé et moi
toujours pas. D'autant que je n'ai toujours pas reçu la convention, pour savoir
ce qu'il y a dedans."
Je lui ai alors demandé s'il ne se foutait pas un
petit peu de ma gueule (quand je vous dis qu'on se cause cash...) et que
je ne pensais pas dire trop de conneries quand j'avançais qu'il avait tout de
même annoncé sur France Inter, sur Canal+ et sur BFM TV (excusez du peu)
qu'il allait bien signer cet accord de merde tout en ayant sauvé les annexes 8
et 10 => n'ayant pas grand-chose à rétorquer à cette assertion, il revient à
la charge sur les syndicats.
Je le rassurai alors en lui confirmant que le
futur proche de la CFDT et de FO serait également parsemé de rencontres
inopportunes et de dialogue asocial impromptu avec les interluttants, mais que
lui était bel et bien notre cible actuelle, puisque représentant le bras armé du
stylo de la discorde sociale.
Je lui dis également que, suite au protocole de
2003, notre confrérie des annexes 8 et 10 en Bourgogne était passée de 1498
intermittents indemnisés à 994, soit une perte sèche d'1/3 de nos effectifs en
10 ans, ce qu'il ignorait (?...) et l'a manifestement interpellé.
Et j'en rajoutai une couche en lui
expliquant que s'il signait l'accord du 22 mars toiletté le 14 mai, il porterait
le sceau de l'infamie d'une façon inaltérable ad vitam aeternam, alors que s'il
osait refuser cette signature et demandait expressément aux partenaires sociaux
de revenir à la table des négociations avec les préconisations du Comité de
suivi, il deviendrait le nouveau héros (héraut ? Ayrault ?) de la "gauche
gouvernementale".
Alors que s'il persistait dans sa volonté de signer pour se
débarrasser du dossier, l'été serait torride, que tous les membres de ce
gouvernement seraient déclarées "persona non grata" dans tous les festivals et
milieux culturels et qu'il porterait la responsabilité d'une dégradation de la
situation, d'autant que nous avions parfois l'impression de garder quelques
lions fous furieux en cage, parmi nos troupes, au fur et à mesure que la colère
montait.
Mais, manifestement, il se fout d'être
déclaré "persona non grata" dans des festivals dans lesquels il n'ira
vraisemblablement pas.
En revanche, visiblement très touché par les attaques
ad hominem, il se retourna plusieurs fois en direction des camarades porteurs
des pancartes le fustigeant.
Et il m'a répété plusieurs fois que, de
ça, il saurait se souvenir...
Je lui rétorquai alors que la personnification
d'un personnage public -qui ne va pas dans le bon sens, alors qu'il est en
charge d'un dossier sensible- était un phénomène inévitable... et que ça
n'allait pas aller en s'améliorant...
Et que son mutisme, dans un premier
temps, suivi de déclarations disant qu'il signerait, c'était juste de la com'
gouvernementale de bazar (bas-art ?) absolument pas maîtrisée et d'une
incompétence crasse qui desservait sa personne.
Et que, du coup, il ne
fallait pas qu'il s'étonne d'être attaqué de la sorte...
Et nous en sommes
restés là, lui disant tout de même qu'il allait se re-pencher sérieusement sur
nos préconisations du Comité de suivi, avant de prendre quelque décision que ce
soit.
Mais bon, soyons clair : je pense qu'il ne voulait pas signer et qu'il
a compris qu'il était dans un piège inextricable.
En effet, soit il signe l'accord et il
sait qu'il entre en guerre contre nous durablement, jusqu'à ce qu'il soit
contraint à la démission.
Soit il ne signe pas, mais sera
contraint à la démission par Valls, qui ne veut pas entrer en guerre contre le
Medef et la CFDT.
Résultat des courses : MAINTENONS LA PRESSION CAR NOUS LEUR
FAISONS VRAIMENT PEUR !
Après, cette jolie action, nous nous
rendîmes à une vingtaine d'interluttants au Zénith de Dijon où se déroulait le
concert de Frédéric François devant 5000 personnes, que nous tractâmes dans les
files d'attente.
Puis, nous négociâmes une prise de parole acceptée après
discussions grâce au régisseur général, sensibilisé à la lutte, qui m'a dit
"Pour Franck de Bourgogne, on peut bien faire ça : déjà qu'on n'est pas en
grève..." => je pense que ma tournée des Zénith, c'est pour
bientôt...
Nous montâmes donc sur le plateau juste avant le show de
Frédo (pétri de trac et de connerie) pour expliquer au public notre
démarche, qui nous étions, que 50
d'entre-nous
bossaient pour leur bon plaisir et
que, désormais, quand ils entendraient parler des intermittents, ce serait
aimable de ne plus penser privilégiés, mais travailleurs et
responsables,
au même titre que dans les autres secteurs d'activités et que, en France,
aujourd'hui il y avait 9 millions de chômeurs et que nous nous battions pour des
droits sociaux collectifs parce que ce que nous défendons, nous le défendons
pour tous => applaudissements nourris d'un public en folie, des vieilles
balançant leur combinaison La Redoute en poussant des petits cris, l'une
d'entre-elle venant même au pied de la scène en déambulateur pour, dans un geste
d'hommage ultime à notre cause, m'offrir son dentier...
Voili pour le
CR de cette belle journée : photos et vidéos à suivre...
Ami
calmant.
@+ Franck de
B.
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