1992, Andrée venait d’investir le Château de Neuil et organisait une
semaine de programmation à Limoges sous le titre “Même les nuages s’en
souviendront”. Elle m’avait proposé de venir y jouer la Littérature en Kit de
Perrotin Lartiche et d’écrire en quelques jours une nouvelle à la rencontre de
la ville et de ses habitants.
Souvenir de l’accueil, du sourire, de la générosité et de la curiosité
d’Andrée...
Même les nuages s’en souviendront...
From: François Mary
Sent: Sunday, July 30, 2017 12:29 PM
Subject: RE: [rue] Disparition de la femme de théâtre Andrée
Eyrolle
Oui, une grande dame, voici un
autre article paru dans Le Populaire à Limoges.
Disparition
Andrée
Eyrolle
Limoges
Loisirs
Art -
Littérature
Scène -
Musique
Publié
le 29/07/2017 à 21h30
©
BARLIER Bruno
Andrée
Eyrolle est décédée samedi matin des suites d’une longue maladie. Comédienne et
metteur en scène, elle était une figure de la scène théâtrale en Limousin. Elle
était notamment à l’initiative de la création du festival des arts de la rue
Urbaka à Limoges.
Née
en 1939 à Saint-Julien-aux-Bois en Corrèze, Andrée Eyrolle a consacré sa vie à
la poésie et au théâtre qu’elle a toujours vécu comme une expérience collective.
Une passion qui lui venait de sa mère, violoniste qui voulait être clown et qui
est devenue institutrice. « Je crois en l’homme plus grand que l’homme »
aimait-elle à dire en citant Armand Gatti. À 17 ans, elle monte à Paris, au
Cours Simon où elle rencontre Pierre Debauche, futur directeur du Centre
dramatique du Limousin. En 68, elle rencontre Jean Vilar, Roger Planchon et
Antoine Vitez dans la célèbre troupe de « L’épée de Bois ». Elle fait son
retour en Limousin en tant que conseillère technique et pédagogique d’art
dramatique. Avec son frère Max, elle participe à la création du théâtre
_expression_ 7 à Limoges en 1977 où elle monte de nombreuses pièces pour l’unité
théâtre pour enfant avant de se lancer dans l’aventure de la compagnie « Les
Tréteaux de la terre et du vent » qui sillonne la région. Elle signe plusieurs
textes sur les animaux avec le chanteur Bernard Combi. La comédienne culmine au
sommet de son art dans son interprétation de Grisélidis, sur une mise en scène
de Nicole Welch. Dans les années 80, elle crée l’association culturelle
Cristi au château de Nieul. Puis, le festival Urbaka en 1989 et le collectif
artistique Mélusine dans les années 2000. Depuis 2011, Andrée Eyrolle s’était
retirée dans une petite maison sur les hauteurs de Tulle où elle avait créé une
« Maison de la poésie ».
Jean-Paul
Sportiello
http://www.lepopulaire.fr/limoges/loisirs/art-litterature/2017/07/29/andree-eyrolle_12501344.html
De
:
Claudine DUSSOLLIER [mailto:
] De la part de Claudine
DUSSOLLIER Envoyé : dimanche 30 juillet 2017 10:52 À :
lafederation;
Objet : Re: [listenationale]
Disparition de la femme de théâtre Andrée Eyrolle Importance :
Haute
« Que la terre
lui soit légère »!
Andrée était
une très belle personne, ouverte, généreuse.
Dans le
Festival Urbaka en juin ou juillet 97, elle nous a invité à projeter le film «
Bombyx, carnets des arts de la rue » réalisé à la Villette avec Patrick Le
Bellec,, dans la salle du conseil régional, avec un public très divers, dont des
chercheurs, des archéologues, des habitants, … Me prouvant à cette occasion que
l’expérience des artistes de l’espace public touchent à des points névralgiques
de la société. Puis en projection publique dans la rue le
soir.
Je l’ai perdue
de vue, mais j’ai gardé d’elle le souvenir d’une dame avec une ouverture
d’esprit hors du commun et qui posait des actes concrets qui déplaçaient les
lignes et faisaient tomber les murs.
Mes
condoléances à ses proches, amis et famille.
De : François Mary
<
> Répondre à : lafederation
<
> Date : samedi
29 juillet 2017 22:18 À : lafederation
<
>,
<
> Objet : [listenationale] Disparition
de la femme de théâtre Andrée Eyrolle
Comédienne
et metteur en scène à
l'initiative de nombreuses manifestations culturelles en Limousin, Andrée
Eyrolle est décédée ce matin. Elle était, notamment, à l'origine de la création
du festival de théâtre urbain Urbaka à Limoges.
Andrée
Eyrolle a
consacré toute sa vie au théâtre et à la poésie.
Le virus l'a contaminée
quand elle était étudiante à la Faculté de Lettres de Bordeaux. Il ne l'a plus
jamais quittée. Au sein du cercle d'art dramatique universitaire elle monte
sur les planches pour la première fois : elle joue le rôle d'Agnès dans "L'école
des femmes" de Molière.
Puis ce sera le Cours Simon, à Paris, et
très vite, la rencontre avec Pierre Debauche, à Vincennes. Celui qui deviendra
des années plus tard le directeur du Centre Dramatique du Limousin lui conseille
de revenir jouer dans sa région natale. Elle revient donc à Tulle, puis à
Limoges.
En 1968, elle rejoint les barricades parisiennes de la
rue Mouffetard et se mêle à la célèbre troupe de "L'épée de bois" où elle se lie
avec Jean Vilar, Roger Planchon et Antoine Vitez qui marqueront ses choix
artistiques.
De retour en Limousin, elle sillonne villes et villages au
sein de la légendaire compagnie "Les tréteaux de la terre et du vent", avec son
frère Max, et aussi Michel Bruzat.
Puis ce seront "les tréteaux du
Limousin" et la création d'"Expression7".
Dans les années 90, Andrée
Eyrolle investit le château de Nieul avant de créer Urbaka en 1999.
C'est
en Afrique, alors qu'elle jouait une pièce de Sony LabouTansi qu'elle a l'idée
de créer le premier festival de théâtre urbain Limousin dont le succès ne s'est
jamais démenti.
Par
Pascal Coussy Publié le 29/07/2017 à 18:42
http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/disparition-femme-theatre-andree-eyrolle-1304565.html
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