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Re: [rue] (Fabulation) Art de vivre


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  • From: "Chtou Gildas puget" ( via rue Mailing List) < >
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  • Subject: Re: [rue] (Fabulation) Art de vivre
  • Date: Mon, 14 Sep 2020 22:41:39 +0200
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Salut David,
Je trouve enfin le temps de te répondre ; tu sais, il ne faut pas faire trop grand cas de mes petites histoires !
Je me suis permis d’écrire ici des dizaines de fabulations en utilisant la première personne du singulier : un théâtreux qui déteste les stages de clowns, un cabotin manipulateur en AG, un artiste marié qui laisse la famille à la maison, un programmateur bien doté à la retraite…
Je ne suis pas ce type dans la nacelle.
C’est lui qui est mon sujet.

La souffrance au travail des chargés de diff j’en ai bien conscience, j’ai d’ailleurs écrit sur cette liste plusieurs fois à leur propos. Cette fois encore, j’avais envie d’en parler, puisque malgré nombre de réactions sur Facebook à la peine d’Asilys, ici c’était resté lettre morte. 
Seul Jean Luc l’avait évoqué, sans réaction, sur la liste fédé nationale. Cela me désolait.

Tu souhaiterais des analyses systémiques, une refondation des pratiques, je suis totalement d’accord. Bon, ce n’est pas mon fort les analyses systémiques, je crois que je suis plus à l’aise dans les histoires…
Les débats sur la liste ne m’intéressent pas, ils sont souvent stériles, regarde, tu pourrais reprendre chacune de mes phrases et leur opposer un argument contraire !
Et puis je trouve qu’on ne les raconte pas assez, nos histoires. Avec un fond de vérité pour soulever de vraies questions, mais de la fiction aussi, pour rêver et s’amuser.
Ça ne peut pas être totalement inutile.

Alors pour chaque texte, je reçois des messages sympas de gens qui aiment beaucoup (grand merci à eux), et parfois d’autres à l’opposé. Je me souviens encore de cette fois cuisante ou une dame de cette liste, ulcérée, m’avait violemment sommé d’arrêter d’écrire et d’en dégager… 
« Faire c’est prendre un risque » comme dit Philippe Cuvelette, qui justement m’a bien inspiré, sur ce coup, pour le diplôme de « Management de gestion de crise » ! ;)
Effectivement, mon narrateur a ce côté un peu vieil inspecteur de police à l’imperméable, on peut le voir paternaliste et sexiste mvoui, si c’est un combat qui te parle tant, je comprends que tu l’ai lu comme ça. La fabulation, c’est une fiction à partir du réel, et le réel, il en est bien là.

Tu sais j’écris toujours quand je suis d’une humeur joyeuse, et avec une malice un peu provocatrice.
C’est malheureusement parfois difficile de faire passer cette légèreté et le second degré qu’on voudrait y mettre. 
Par exemple la phrase « c’est quand même un beau métier ...etc» que tu cites, c’était pour moi tellement du second degré, justement !!

Ce que je voulais surtout dire, sans doute maladroitement, à quelqu’un qui exprimait son épuisement, c’était bien repose-toi, oui !
Et puis ces derniers mots, « Amuse-toi bien » étaient à mes yeux une note d’espoir, d’enthousiasme, et d’encouragement dans ses projets.

Au fond, je pense qu’on est d’accord.



d’habitude chtou c’est chouette à lire
mais là non.

entre les remarques dignes des grands poncifs paternalistes et sexistes (elles, les chargées de diff? ces petites? la louloute?) sur lesquelles l’intéressée aura loisir de répondre (ou pas) elle même
on retrouve surtout 
la remise en cause de l’_expression_ de la souffrance subie au travail, et partagée par bon nombre des professionnels des arts de la rue et du spectacle vivant, hommes et femmes, artistes et techniciens, souffrance systémique, et sans cesse balayée sous le tapis sous le prétexte que je cite "n’exagérons pas, c’est quand même un beau métier, vous travaillez avec des compagnies, des artistes, ce sont des gens exceptionnels… « 

on a pas fait les bon choix? une date un cachet? et quand y a pas de date y a pas de boulot peut être? on généralise?
quand une pro de ce calibre, et c’est loin d’être un cas isolé surtout en ce moment, annonce son retrait, on la prend pas de haut en lui disant « vas te reposer ».
on écoute. on analyse le système qui créé ces situations. Elle, elle est assez grande pour s’occuper d’elle même.
par contre, nous, au lieu de l’envoyer sur un bord de fenêtre en attente d’un sauveur providentiel qu’elle ne demande pas, on ferait peut être mieux de rajouter ses remarques à la liste de nos urgences pour refonder nos pratiques.

pour une personne qui s’exprime, combien restent dans l’ombre à subir leur souffrance? de la plus petite compagnie à la plus « émérite », on partage tous et toutes ces questionnements.

c’est paco qui l’a écrit aujourd’hui sur FB. aujourd’hui on ne regarde que près de soit, car si on regarde l’horizon, on ne sait plus à quoi se raccrocher.

pas un gars sur une nacelle dans l’orage ça c’est sûr.

David Cherpin



Le 12 sept. 2020 à 03:11, Chtou Gildas puget ( via rue Mailing List) < > a écrit :

On dira ce qu’on veut sur Roselyne, cette roublarde avait quand même eu du nez quand elle avait compris, dès le tout début de son mandat, qu’il allait falloir embaucher pour limiter la casse.

Attention, je ne veux pas dire embaucher des chargés de diff, les concernant c’était clair qu’on partait vers une grande vague de suicides, mais embaucher des psychologues de terrain, pour limiter les suicides de chargés de diff. 
Avec un seul salaire, on pouvait atténuer un peu le bruit médiatique, et ce salaire, même s’il était conséquent, aurait à coup sûr un bon retour sur investissement.

C’est comme ça que je me suis retrouvé début août à signer dans le confortable salon d’un hôtel parisien un CDI d’« Auditeur en management de gestion de crise ».

Je n’imaginais pas, ce jour-là, dévoué à la république et devant le sourire charismatique du commandant Rouchard, que j’allais recevoir, un froid dimanche de septembre, un énième appel d’urgence. 
Malgré le crachin et le vent, il allait falloir que j’enfile un imper, que je saute à l’avant du camion PSE des pompiers de garde, et qu’au pied d’un immeuble improbable en banlieue de Sète je referme le garde-fou de la nacelle dernière moi avant la longue ascension, pour tenter une fois de plus de sauver une âme en peine à deux doigts du grand saut vers le bitume.

En montant la nacelle, j’avisais qu’il n’y avait pas grand monde en bas.
Ça ne devait pas être une égo-trip, celles là se débrouillent pour qu’on les voie au maximum, et pour peu qu’on leur offre un peu leur moment de cinéma, on parvenait à les retourner, non ce devait être une discrète. Pas bon signe. C’est qu’elle avait de bonnes raisons, et qu’il allait être difficile de la convaincre.
Je démutais mon oreillette et lançais à Paulo mon collègue au sol :
– OK, envoie-moi les infos que tu as
– Ouais alors elle a bossé pour Le Diable par la Queue, Wazovol, Carnage Production, Frichti Concept, La Famille Goldini, Boris Sur les Planches, la compagnie N° 8, Adhok, Ici’Bas, La Hurlante, Marecage, Yann Lheureux, Groupe Tonnes et Les Batteurs de P...
– Ça va ça va ! Bon c’est pas une bleue, j’ai compris, merci.
Les petites nouvelles c’est normal qu’elles aient envie de se jeter. Elles débarquent dans la fête sans connaître personne, elles sortent tout juste de la fac avec leur logique d’intello en croyant qu’on vend des spectacles comme des bonbons haribos, elles se ramassent avec des spectacles minables et on leur reproche d’être nulles comme vendeuses. 
Là, on est plutôt sur de la louloute. Les compagnies c’est du lourd. C’est pas un lapin de six semaines. 
Punaise, ça va être beaucoup plus compliqué que prévu…

Je déglutis alors que je commence à distinguer son visage balayé par ses cheveux, mais les rafales s’intensifient, je brinqueballe désagréablement et je dois m’accrocher.
Je stoppe enfin la nacelle à environ trois mètres d’elle, à vingt-cinq mètres du sol, et elle doit être à un bon mètre au-dessus de moi, debout sur le parapet du toit. 
À cette hauteur, si elle fait le saut de l’ange, c’est un ticket aller.
Me protégeant du bras des rafales, je lui crie avec le plus d’empathie possible :
– Bonjour mademoiselle !

Elle a l’air de soudain me découvrir, quand le vent libère ses cheveux de son visage.
Punaise. Je ne croyais pas si bien dire pour le saut, c’est un ange.

– Vous êtes qui, monsieur ? Me lance-t-elle, surprise. 

Je suis un peu désarçonné. J’y vais à reculon, peu convaincu.

– Je suis l’Auditeur en managem.... Pfff.... Hé bien… Voilà, je suis un type. Un type qui veut parler un peu avec vous, pour vous comprendre. 
Avant que vous ne fassiez quelque chose d’irréparable… Un type qui se dit que peut être que vous dramatisez la situation…
– Dramatiser? S’assombrit-elle. J’en ai marre vous comprenez, j’en peux plus, je suis à bout !
– Oui oui j’entends bien, mais bon n’exagérons pas, c’est quand même un beau métier, vous travaillez avec des compagnies, des artistes, ce sont des gens exceptionnels… 
C’est un cadre un peu privilégié, vous devez faire de si belles rencontres… non ?!
Elle glisse ses mains blanches dans ses poches, à l’aise au-dessus du vide, perchée au beau milieu des vents.

– Ils ne parlent que de fric. Que de fric vous comprenez? Combien de dates, combien de cachets... 
Et les festivals c’est pareil, avant même de vous parler de projet artistique, avant de vous parler, je ne sais pas moi, de leurs espoirs, de leur enthousiasme, des rêves fous qu’ils essaient de réaliser avec le public ou leur équipe, avant de vous interroger sur le sens du spectacle, sur l’acte artistique — ça devrait être normal, non? — avant même cela, ils vous demandent une ristourne, ils rognent sur le défraiement, ils vous demandent un devis. Un devis. Je n’ai pas choisi les arts de la rue pour faire des devis, moi…

Je ne sais pas si elle pleure ou si c’est la pluie. Ses yeux miroitent au milieu d’une cascade. 
Désarmé, j’abandonne, après tout, vu le niveau, je n’ai plus que la carte de la sincérité.

– Je… Je ne vais pas vous mentir mademoiselle, sur ce que je pense… Je connais bien ce milieu… Et je me demande… 
Peut-être que ces festivals, ces programmateurs… Peut-être que ce sont eux qu’il faudrait convaincre, et qu’il faudrait faire rêver… 
Il faudrait éveiller en eux l’espièglerie, l’envie de créer des histoires avec les gens, des moments de vie, l’envie de défendre vraiment le propos des spectacles… Il faudrait peut-être travailler à leur culture commune?
– Leur culture commune?

Je sors un stylo de ma poche, par chance j’avais aussi quelques feuilles volantes, il pleut et tout va se tremper, mais qu’importe.
– Tenez mademoiselle, je sais ce qu’on va faire, on va écrire une charte, ensemble, d’accord?
Elle me regarde d’un air dubitatif
– Alors, article un ! Les programmateurs devront créer l’Amicale des programmateurs d’arts de la rue. Comme cela, les vieux pros pourront faire de la transmission, être les témoins de leur longue histoire et de leurs aventures, et aussi se faire botter les fesses par les jeunes, s’ils se la pètent trop ! 
Elle me sourit un peu, c’est déjà ça de gagné.
– C’est vrai, les programmateurs sont chacun dans leur coin, avec leurs petites idées originales qui les distinguent et leurs compagnies vues avant les autres, mais c’est dommage ça ! Ce sera une amicale interdite aux artistes, où l’on parle de l’artistique uniquement, on y partagera les sensibilités et les approches, on parlera du contenu et de comment le mettre en valeur, en faire une trajectoire à vivre pour le spectateur, ce sera très sympa et humain, et du coup, la place de l'artistique va s’élever. Il faut revenir à l’essentiel ! 
Bon ! Mais aussi article deux, les artistes s’engagent à avoir de vrais échanges à ce propos régulièrement avec leur équipe, techniciens, administrateurs et chargés de diffusion, pour partager aussi sur ces sujets !

Tandis que je m’applique au fur et à mesure à écrire tout cela sur le garde-fou de la nacelle, le vent ne cesse de rabattre mes feuilles, et la pluie tombe par averses, mais je m’en fous, tout à ma tâche.
Cela semble au moins l’amuser, puisqu’elle se détend un peu.

– Vous êtes marrant, mais cela ne suffira pas… Les artistes eux-mêmes s’en foutent de l’artistique, on fait du marketing, en fait, aujourd’hui. 
J’envoie six mille mails par mois, j’imprime des milliers de plaquettes, j’ai l’impression de bosser pour des entreprises !
– Alors là, mademoiselle, je suis désolé, mais vous généralisez un peu ! 
Bon, de toute façon, le problème il est simple, article trois, on arrête d’envoyer des mails promotionnels qui font chier tout le monde, et on fait confiance au succès du spectacle. En fait même article quatre, les artistes réalisent que tirer des manches ne sert à rien, et que ce ne n’est pas parce qu’un programmateur ne les prend pas qu’il ne les aime pas. On laisse chacun faire son boulot sereinement et on se détend ! 
Les artistes arrêtent aussi de croire que c’est leur chargé de diff qui trouve des dates ! Ils réalisent enfin que c’est le spectacle qui trouve des dates. 
La chargée de diff, elle, elle facilite les tournées. D’ailleurs on lui change de nom, on l’appelle facilitatrice de diffusion, ça vous va ça mademoiselle?
– Mouais, pas mal… 
Mais article cinq, on ne paye pas au pourcentage, je ne vois pas pourquoi on devrait bosser soixante-dix heures par semaine pour six compagnies en même temps, tout ça pour être rémunérée au pourcentage !
– Mais bien entendu, bien entendu ! 

Un éclair soudain, et un grondement juste à sa suite. Merde, le temps se gâte vraiment. Le ciel est en train de virer à l’ardoise. 

– Bon, je ne veux pas être désagréable avec vous, mademoiselle, mais vous n’avez pas à accepter des conditions comme cela, non plus ! 
Vous vous plaignez, là, mais il faut réagir un peu aussi, non? C’est une évidence qu’il doit y avoir, sinon une égalité, une équité dans l’équilibre des salaires ! 
Une date, un cachet et point final ! 
Son visage se fige, et soudain je sens que je la perds. Aïe. J’ai été trop loin.

Mon oreillette se met à grésiller, c’est Paulo :
– Heu.. L’écologie aussi, elle trouve que tourner ça pollue, les camions, les avions, les confettis tout ça, tu vois?
Je joue mon va-tout. La stratégie du choc.

– Mademoiselle, je ne vais pas vous faire plaisir, mais je vais être franc. 
Je ne sais pas si vous n’avez pas bossé avec les bons, ou si vous n’avez pas su imposer les bonnes règles, mais sans doute pour une part que vous avez été trop gentille. C’est pas seulement de la faute des autres. Parfois on se trompe. Alors il faut juste recommencer, en mieux, en tirant les leçons. 
C’est pas le plus facile à admettre qu’on se trompe… Tenez regardez par exemple, y’a pas longtemps j’étais avec un artiste qui culpabilisait pour la pollution, le gazoil, prendre l’avion, les confettis vous voyez?
J’ai raccroché son regard.
– Hé ben ça c’est n’importe quoi ! Dans un spectacle le trajet en camion de l’artiste, il fait cent fois moins de pollution que les cinq cents bagnoles qui ont fait le voyage pour amener le public. Le problème c’est pas le trajet de l’artiste, c’est la politique publique de transports en commun ! 
C’est comme trop stresser sur l’eau du robinet quand on se brosse les dents, alors que derrière la maison le paysan arrose 30 hectares de maïs industriel par hectolitres pour nourrir les poulets aux hormones des chikenwings de KFC. Le problème c’est pas mon verre d’eau, c’est la politique agricole. 
Bon, c’est bien la responsabilité individuelle et il en faut, mais c’est peanuts face au problème !

En bas, les gars klaxonnent. Il y a trop de vent pour la nacelle, ils me font de grands signes. 
L’orage est là, le ciel est noir et la pauvre fille est détrempée.

– Mademoiselle, tout ça, on s’en fout, après tout, tout le monde se trompe. 
Les artistes se trompent en prenant leurs chargés de diff pour des vendeuses, alors qu’ils devraient les fidéliser à tout prix, les programmateurs se trompent en oubliant que les spectacles ne comptent pas plus que les entre-spectacles, les équipes tournent mal et se fatiguent, elles enchainent les dates au lieu de profiter de la vie et de la route, il y a plein de façons de vivre ce métier. 
D’ailleurs, le vivre comme un métier, c’est déjà foutu. 
Vivre de l’art, oui, mais alors comme un art de vivre ! 
Mademoiselle, je vous promets du fond du cœur qu’il y a toujours de plus belles aventures, de plus belles façon de faire, et qu’elles vous attendent encore… vous êtes fatiguée, je crois qu’il faut juste que vous vous reposiez un peu… 
Pas forcément pour y revenir d’ailleurs ! Parce que la vie, c’est la liberté !

J’ai voulu faire un grand geste, pour être plus convaincant, mais une bourrasque m’arrache les feuillets, qui virevoltent dans le vide, battus par la pluie, emportant la charte. 
Nos regards se croisent.
D’un ton lointain, elle lâche :
– Oui. Je fais m’arrêter et faire de la place… Pour choisir le prochain voyage…

Un éclair claque d’un coup dans une détonation fulgurante. Le temps que mes yeux se réaclimatent, je ne la vois plus sur le parapet.
Mon sang se fige.
Et tout à coup elle surgit, emportée par son élan, bondissant dans le vide.

Et elle atterrit dans mes bras.
C’est un petit peu gênant, quand même, comme situation, mais son sourire balaie toute équivoque. 
On pouffe un peu, la situation s'éloigne déjà. 
La vie, l’espoir, sont plus proches que jamais…

Alors enfin, je peux lui tenir les mains, et lui dire avec douceur :
– Amusez-vous bien, Asilys.




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