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Re: [rue] Covid-19 - Source


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  • Subject: Re: [rue] Covid-19 - Source
  • Date: Thu, 25 Feb 2021 18:04:06 +0100
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ma pandémie à moi c’est ça
virus ou pas elle est là notre réalité : 

l'espace publique avec l'état d'urgence sanitaire est verouillé jusqu'au 31 décembre

l'organisation de manifestation culturelle en extérieure est limitée à un cadre très stricte d'organisation, impliquant des moyens conséquent que peu de structures pourront mettre en œuvre et reposant encore une fois trop souvent sur des forces bénévoles

et dénaturant l'idée même de ces manifestations en espace publique (acces, gratuité, lien social, ect)

les spectacles déambulatoires sont quasi morts, car dans l'impossibilité de répondre à ces contraintes sanitaires, impliquant de fait l'abandon forcé d'une partie importante du répertoire des arts de la rue et donc des possibilités des compagnies d'exercer leur métier

devant les contraintes, les espaces de jeu possibles vont etre limités, limitant de fait les espaces de diffusion et le nombre de compagnies pouvant présenter leur spectacle, favorisant les compagnies déjà reperées et soutenues car déjà programmées.

les espaces annoncés se réduisent encore en se concentrant sur des rencontres professionnnelles. il est urgent d’ouvrir au public. les équipes saturent de ces entre soit. et cela n’assure pas pour autant plus de visibilité à long terme. on repete sans perspective de représentation réelle, on perd du sens ,on s’épuise. on en donne que l’illusion du travail.

La réouverture des lieux culturelles qu'il faut demander et obtenir, ne changera pourtant rien à la visibilité des œuvres, les plannings des lieux étant déjà pleins jusqu'en septembre, et le calendrier se rempli rapidement pour la saison 21 22 (diffusion, résidences)

l'impact des frontières fermées a aussi un effet sur la santé du secteur en ayant coupé des compagnies de diffusion internationale, les fragilisant tout autant


Le risque perpétuel de durcissement des contraintes rend d'autre part la décision de programmation, la signature de contrats de cession et la mise en place d'action extremement flottantes et difficiles, accentuant les indécisions, le manque de perspectives, et l'incapacité d'avoir une vision claire pour la gestion des compagnies et des lieux.

Les municipalités, communauté de communes, et autres acteurs organisateurs d'événements renvoient leurs décisions aux dernièrs moment avant les événéments pour ne pas s'engager en cas de fermeture, et donc s'engager à verser des indemnités d'annulations.

La remise en question toutes les 6 semaines des dispositifs d'aide comme l'activité partielle en attendant le développement de la situation, et le durcissement ressentie par le secteur pour y avoir accès renforce le sentiment de démobilisation, d'abandon, et de capacité de préparer des projets.

La période des demandes de subventions de l'automne a été un moment douloureux pour les acteurs culturels, obligés de justifier des projets que l'on savait intenable. 

La perspective des elections départementales et régionales accentue l'appréhension des acteurs du secteur sur la capacité des leurs partenaires immédiats que sont les départements et la région à se saisir et à agir pour aider un secteur en ruine.

La charge mentale, et le poids psychologique de la situation devient une réalité de plus en plus forte, et comme toute la population, les professionnels de la culture et des arts ne sont pas épargnés par la dépression, le burn out, et le renoncement.


un exemple de dispositif pas adapté : Aide à l'auto diffusion de la région occitanie

La réponse de la région par son aide à l'auto diffusion ne permet pas de concevoir un nombre suffisant d'espaces de diffusion, et les compagnies y ayant recours ne pourront pas trouver les fonds nécessaires aux frais annexes de l'accueil des spectacles. (technique, accueil du public, salaires, matériel etc)

d'autre part, si des festivals établis ne peuvent assurer les protocoles sanitaires, il y a peu de chances que des compagnies en auto diffusion puissent y répondre tout autant. L'interdiction de restauration et de buvette sur les événements coupent ces compagnies de ressources propres qui auraient pu financer ces autodiffusion, et risque de les amener à faire le choix de billetteries payantes, allant à l'encontre même de la volonté de gratuité du secteur.

Le dispositif semble particulièrement inadapté aux Arts de la rue encore une fois.


Intermittence

la fin de l'année blanche au 31 aout va marqué une vraie rupture sociale dans les équipes. Selon les chiffres de l'Unedic du 1er novembre, 45% des intermittents ayant ouverts des droits n'avaient pas les heures nécessaires à leur renouvellement. Ce qui représenterait 54000 personnes basculant au RSA sur 120000 intermittents avec droits ouverts.

En considérant le peu de travail possible, on peut estimer la perte d'allocations chomages pour 25 à 35% des intermittents soit une fourchette de 30000 à 42000 étant renvoyées au RSA

le reste des intermittents devant s'attendre à une baisse forte de leurs indemnités par ailleurs.

Cette masse de personnes précarisées viendra fortement impacter les finances des départements par la prise en charge du RSA, et viendra destabiliser les équipes de compagnies et de lieux en créant des impossibilités de travail, de déplacement, du fait de la précarité et de la nécessité pour certains de trouver des emplois de substitution à leur métier, rendant alors impossible la tenue de résidences, de représentations etc.

Au delà, l'ensemble des professionnels du secteurs, en CDD régime général ou CDI voit les diminutions de fond de roulement, de trésorerie, et de rentrée financières des structures mettre en danger leurs emplois. Que ce soit directement au sein des compagnies et lieux, ou dans les bureaux de production dépendants des prestations effectuées, les rentrées financières du fait de la fragilisation des structures baissent, et malgré les aides encore actives comme le fond de solidarité ou l'activité partielle, il y a fort a parier sur de nombreuses fin de contrats, et licenciement d'ici à septembre

les jeunes, souvent déjà précarisés par le recours abusif aux services civiques comme seule alternative à la disparition des contrat CPE et l'accès difficile aux PEC, deviennent les premieres victimes de la précarisation forcée ;

le refus du gouvernement d'ouvrir le RSA au 18 25 ans accentue cette précarité.

La baisse des fonds de formation rend de plus en plus difficile leur recrutement, et le plan jeune lancé par le gouvernement ne répond pas à la réalité du terrain, car le reste à charge pour les petites structures devient impossible à assurer.


Une génération entière de primo accedants à l'emploi dans le secteur culturel se voit contrainte de faire un choix difficile : se lancer dans le vide ou se réorienter en dépit d'une passion et d'une envie averée.

C'est toute l'émergence du secteur artistique qui est en péril, souvent portée par des équipes pas encore intermittentes, souvent au RSA, ayant peu accès aux espaces de résidences et de diffusion, et pourtant sans cesse montrée comme importante pour le secteur.


La situation actuelle crée une fracture de plus en plus grande entre les grandes structures capables d'affronter la situation et les compagnies très établies, soutenues financièrement, structurées, et insérées dans les réseaux de production et de diffusion, et les structures non encore soutenues, peu structurées, et manquant de visibilité pour présenter leur travail.

L'arret des activités amateurs adultes a créé également une vraie fonte des revenus de ces émergents, leur rendant impossible l'accès à l'intermittence, et les coupant de sources de financement propres primordiaux pour leur production.

Les acteurs, actrices, musiciens, circassiens, et autres personnels techniques oeuvrant non pas dans un seul secteur artistique mais naviguant entre les esthétiques, l'impact de la casse d'un secteur touche l'ensemble de la profession.

Un musicien créé son activité à la fois par des concerts que par sa participation à des spectacles de rue, ou autres. Sans compter les activités dans d'autres secteurs, et la charge impactée sur les foyers.

On ne peut considéré la question de l'emploi que par un prisme global lié à la situation économique du pays. L'année blanche reconduite ne serait alors qu'un pansement supplémentaire pour une minorité oubliant de fait la réalité sociale de la population dans toutes ses composantes.

Sans parler entre autres,  des femmes enceintes impactées de plein fouet, des prestataires de restauration, de bars, de services gravitant autour de nos professions.


Que faire : 


demander une exception culturelle pour les arts de la rue au regard de l'état d'urgence sanitaire et convaincre les prefectures d'autoriser systématiquement la tenue des événements.

Développer un protocole simple et efficace de gestion sanitaire sur les événements, communs à tous pour faciliter les organisations

mettre en place un fond de soutien aux charges financières générées par ces protocoles.

Ouvrir une aide à la diffusion à l'ensemble des diffuseurs des arts de la rue pour facilité la diffusion et la visibilité des œuvres en leur permettant de compenser les jauges réduites et/ou proposer plus de représentations sur leurs événements, et pour éviter la mise en place de billetteries aux tarifs élevés

soutenir et developper les parcs de matériels mutualiser pour aider les organisations d'événements en leur mettant à disposition départements par départements du matériels indispensable au bon accueil des spectacles

mobiliser les agences de diffusion régionales pour recenser largement et diffuser au secteur les dates et spectacles présentés afin d'aider à leur visibilité et leur rencontre avec les professionnels,

soutenir les lieux alternatifs, intermédiaires, et tiers lieux financièrement pour ouvrir un maximum d'espaces de résidences en 2021 et 2022 aux compagnies, et travailler à un plan décénnal de soutien et du maillage du territoire régional via ces lieux d'accueils


alors au final, qu’est ce qu’on demande clairement et comment on porte ce constat?


c’est quoi notre définition de la pandémie de la rue?

parceque oui, moi je suis pas médecin alors les questions de maladies. je les subis surement mais pas sans agir la ou on peut et là où on peut c’est sur la crise sociale, économique et politique.




Le 25 févr. 2021 à 17:34, Garreau Vincent ( via rue Mailing List) < > a écrit :

Bonjour

alors pour alimenter ce merveilleux débat....
Définition du Littré : "Maladie qui attaque à la fois un grand nombre d'individus habitant un même lieu."
On parle bien de malades, mais pas de morts. 
Donc le "j'ai montré que le terme pandémie est exagéré" est faux. 
L'OMS, des scientifiques, car on parle de science ici, pas d'approximations littéraires, donne une définition basée sur une maladie (donc des malades) répandue à l'échelle mondiale. Ce qui, hors la NZ, est le cas.

Il manque une phrase complotiste ? Allez, j'en ai une de vous "Le confinement est un appareil politique destiné à contrôler les pensées". Merci d'étayer scientifiquement ce fait car jusqu'à présent le "contrôle de la pensée" n'existe que dans la littérature. 
Si il n'y a pas de base scientifique à ce fait, bah, c'est du bullshit ou du complot, bref, une opinion basé sur rien, pas un fait. Car s'il y a contrôle de pensée, qui contrôle ? Et pourquoi donc l'économie mondiale s'effondre-t-elle ? Quel est le but, le mobile, les organisateurs ? Sous tendre l'idée d'un contrôle de pensée est, excusez-moi, une idée complotiste. (je m'excuse avant, comme ca, on gagne du temps.
 Le confinement n'empêche personne de penser. Ce n'était pas plus le cas sous Staline ou Hitler. Sinon, on n'aurait pas le privilège de partager vos réflexions. 
Bonne journée à tous, et bravo Amandine !

Vincent Garreau

Le jeu. 25 févr. 2021 à 15:08, jean-jacques delfour < > a écrit :

Je vous mets au défi Amandine Thiriet de citer une seule phrase complotiste dans mes propositions d’analyse qui concernent la situation de la culture dans le contexte sanitaire, capitaliste et politique. Il est faux que je nie la réalité de l’épidémie. J’ai montré que le terme de pandémie est exagéré et vous n’avez pas donné de source à vos affirmations sur le sens du mot (vous évoquez approximativement wikipédia, qui n’est pas une source très viable). L’accusation de proximité avec Le Pen ou Zemmour est absurde, insultante, infondée. Je demande des excuses publiques. Je ne crois pas qu’avec une telle désinvolture dans l’argumentation et des amalgames en guise d’arguments, vous fassiez progresser le travail d’élaboration collective de la compréhension de ce qui nous arrive, à nous tous, aimant le théâtre, les arts de la rue et plus  généralement la culture.

Jean-Jacques Delfour


Le jeu. 25 févr. 2021 à 14:25, Amandine Thiriet < > a écrit :
Il est possible de dénoncer les pratiques liberticides sans nier la réalité de la pandémie.
C’est là toute la différence.
Les pratiques liberticides ont commencé bien avant la crise sanitaire, même en France, et vous le savez bien dans les arts de la rue, ça n’a donc rien à voir avec la soit disant « invention » ou non d’un virus, qui malheureusement est bien réel sur toute la planète. Et oui, la crise sanitaire est un prétexte de plus pour mener une politique autoritaire, mais ce n’en est pas la cause. 

Chercher à nier la réalité de ce qui se passe au niveau sanitaire avec des pseudo-« philiosophies" qui prétendent dénoncer de vastes complots imaginaires n’est qu’une perte de temps qui nous empêche de trouver de vraies solutions urgentes, sur le terrain, pour avancer, construire et s’en sortir tous.
Tous : Les malades comme les non-malades. Le vieux comme les jeunes. Les gens du spectacle comme les gens hors spectacles, etc….

Laissons les médecins, les soignants et les chercheurs faire leur boulot sur ce qui concerne la maladie et la manière de la traiter, faisons leur confiance, ils se donnent assez de mal comme ça.
Et contentons nous de bosser à notre niveau, dans notre domaine, pour que les choses avancent et que nos pratiques soient respectées.

Aux Matermittentes par exemple, on se bat depuis plusieurs mois pour faire entendre des solutions très simples d’aménagement de la réglementation pour que les intermittents en arrêt maladie ou en congé maternité ne se voient pas refuser l’indemnisation sous prétexte qu’ils n’ont pas assez travaillé en 2020. 
Y a du taf, je vous assure, concret, à faire, qui nous concerne. 

C’est pas les théoriciens ou scitentifiques complotistes qui viendront nous relever quand on sera tous par terre.  Non, eux ils iront soutenir Marine le Pen et Eric Zemmour une fois que la crise sera passée. Donc laissons les dans leur bouillie morbide. Et ne nous trompons pas de cible, ni de combat.

Amicalement,
Amandine







Antonio Gutteres dénonce les pratiques liberticides de nombreux pays prenant pour prétexte la crise sanitaire: https://cutt.ly/AlErjHl
Le secrétaire général de l'ONU serait-il un ami de JJD, quelqu'un d'irrespectueux vis-à-vis des morts du Covid, voire un dangereux complotiste?

Bonne journée à tou.te.s,
Nicolas Soloy

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